L’adoption de l’intelligence artificielle ne relève plus seulement de l’innovation technologique : elle devient un enjeu central de gestion des talents. Le groupe de conseil et de services technologiques Accenture illustre cette évolution en intégrant désormais l’usage de l’IA dans ses critères d’évaluation, de promotion et d’accès aux postes de direction.
Selon la stratégie portée par sa dirigeante Julie Sweet, l’objectif est d’anticiper les mutations du marché du travail plutôt que de les subir. Dans un contexte où l’automatisation et les outils d’IA générative transforment les métiers, la capacité à utiliser ces technologies devient une compétence professionnelle fondamentale, comparable à la maîtrise des outils bureautiques il y a vingt ans.
Une formation massive pour accompagner la transformation
Le groupe a déjà formé plusieurs centaines de milliers de collaborateurs aux bases de l’IA générative. Cette montée en compétences s’appuie sur des partenariats avec les principaux acteurs du secteur, notamment OpenAI pour l’accès à des outils conversationnels en entreprise, Anthropic pour la formation de développeurs à des solutions avancées, ainsi que Palantir Technologies pour la création de profils experts capables d’intégrer l’IA dans des environnements complexes.
L’enjeu est double : améliorer la productivité interne et repositionner les collaborateurs vers des tâches à plus forte valeur ajoutée. L’IA est présentée non comme un remplacement systématique des emplois, mais comme un levier d’évolution des métiers.
Une évolution des critères RH
L’un des signaux forts de cette politique est l’intégration explicite de l’usage de l’IA dans les entretiens annuels et les décisions de promotion. À terme, le refus de se former pourrait freiner les évolutions de carrière, voire fragiliser certaines positions professionnelles.
Toutefois, cette orientation reste nuancée. Elle ne s’applique pas uniformément à l’ensemble des effectifs, notamment dans certains pays européens ou sur des missions sensibles liées au secteur public, où les contraintes réglementaires et de sécurité demeurent fortes.
Ce que cela signifie pour les entreprises
Cette évolution reflète une tendance plus large : l’IA devient une compétence transverse. Pour les dirigeants et les fonctions financières, cela implique d’anticiper plusieurs enjeux :
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adaptation des plans de formation
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transformation des fiches de poste
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mesure du retour sur investissement des outils d’IA
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gestion des risques (données, conformité, dépendance technologique)
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accompagnement humain du changement
Pour les cabinets d’expertise et de conseil, la question n’est plus de savoir s’il faut intégrer l’IA, mais comment le faire de manière structurée, sécurisée et créatrice de valeur.
L’IA s’impose progressivement comme un facteur de compétitivité — et, de plus en plus, comme un critère d’employabilité.
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